Eric Costa & Raquel Urena, À l’ombre du monde

Une île grecque, un peu avant minuit. Ariane, sa fille et son mari se retrouvent enfin seuls sur la plage féerique de Myrtos. Lorsque la jeune historienne sort de l’eau, et qu’elle cherche les siens en vain, elle croit d’abord à une mauvaise plaisanterie. Mais quand toutes les preuves attestent qu’elle a voyagé seule et n’a jamais eu ni enfant ni mari, il ne reste que deux explications possibles. Soit elle a rêvé sa vie, soit on la lui a effacée. À moins de trois cents kilomètres de là, un homme accède à la plus haute fonction d’une Confrérie occulte. Il va enfin pouvoir se venger…

Avant toute chose, merci à l’auteur Éric Costa de m’avoir envoyé son livre pour le découvrir. Je connaissais déjà sa plume à travers sa trilogie The Prison Experiment, qui est géniale ! À l’ombre du monde est un roman de près de 600 pages écrit à quatre mains avec sa compagne Raquel Urena.

J’adore les romans qui mélangent les genres, et ici, on est servi ! On se retrouve dans un thriller, avec une enquête, du mystère, des sociétés secrètes, un brin de fantastique, et beaucoup d’Histoire/mythologie.

On suit principalement Ariane, une jeune femme complètement perdue. En effet, lors d’un séjour en Grèce avec son mari et sa fille, elle se retrouve complètement seule. Alors qu’elle pense que sa famille lui a été enlevée, elle découvre que pour le reste du monde, ces deux à n’ont jamais existé. Pour tous c’est une femme célibataire avec un désordre psychiatrique qui se serait inventé une famille. 7 ans de sa vie ont pour ainsi dire été effacés. Nous, lecteurs, nous savons qu’Ariane est saine d’esprit, mais on se demande comment elle va pouvoir s’en sortir et retrouver sa famille. Cela rend l’ambiance du roman assez anxiogène à de nombreuses reprises, particulièrement dans le premier quart du roman quand elle essaie de prouver à tous l’existence des siens.

Ariane n’est, bien entendu, pas le seul personnage que nous suivons.  À vrai dire il y a de nombreux points de vue dans ce roman. Outre Ariane, nous avons sa fille Edrielle, ou encore Jean, un ancien ami de la fac, flic qui va tenter de l’aider envers et contre tous. On suit également la police avec le commissaire Radès, ou les membres de la Confrérie avec principalement Lucas Stathatos ou Alexander Dimopoulos. J’ai aimé voir l’ambivalence des personnages, aucun n’est tout noir ou tout blanc.

Ariane et Jean forment un bon duo, ils se complètent. On sent poindre une éventuelle romance entre les deux. Je me trompe peut-être complètement, mais j’ai la sensation que le mari d’Ariane, Damien n’est pas tout à fait clean, je me demande s’il ne serait pas mêlé à tout ça. Et donc, s’il fait parti au final « des méchants », une romance pourrait se former entre Ariane et Jean. Mais je suis peut-être totalement à côté de la plaque, à voir dans le tome 2 !

Au niveau mythologie/Histoire, on sent qu’il y a eu un très gros travail de recherche derrière, l’aspect historique est parfaitement maîtrisé. Il y a de très grosses digressions historiques dans le roman, avec beaucoup d’explications. J’adore ce genre de choses, on se divertit en lisant un roman, tout en apprenant des choses. L’écriture est très visuelle aussi avec beaucoup de descriptions de lieux. C’est bien rythmé, il n’y a pas de temps mort, on est rapidement dans l’action, on ne s’ennuie pas.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé ce roman. Je suis assez adepte de ce genre de roman, dans la veine de Dan Brown ou Philippe Raxhon, que j’adore. Je le conseille totalement, mais attention à ceux qui n’aiment pas trop les descriptions où les digressions historiques, car ce livre en est, pour mon plus grand plaisir, truffé ! Il me tarde d’avoir le tome 2 entre les mains car beaucoup de questions restent en suspend. Pleins de pistes sont ouvertes dans ce livre, et il me tarde d’en avoir la finalité.

2 commentaires sur “Eric Costa & Raquel Urena, À l’ombre du monde

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  1. A reblogué ceci sur Eric Costaet a ajouté:
    « En conclusion, j’ai beaucoup aimé ce roman. Je suis assez adepte de ce genre de roman, dans la veine de Dan Brown ou Philippe Raxhon, que j’adore. Je le conseille totalement, mais attention à ceux qui n’aiment pas trop les descriptions où les digressions historiques, car ce livre en est, pour mon plus grand plaisir, truffé ! Il me tarde d’avoir le tome 2 entre les mains car beaucoup de questions restent en suspend. Pleins de pistes sont ouvertes dans ce livre, et il me tarde d’en avoir la finalité. »
    Merci Le Caribou Littéraire !

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