Erich Maria Remarque, À l’Ouest, rien de nouveau

Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone ou commerce le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes.

 

Véritable ode au pacifisme, ce roman publié en 1928 raconte l’histoire de poilus Prusses durant la Première guerre mondiale. On plonge avec eux dans l’enfer de la guerre, dans l’insalubrité des tranchées, dans la tête de ces soldats désabusés. Le narrateur n’a que 20 ans, tout comme ses camarades. Il est parti à la guerre en pensant que ce serait rapide. Trois ans plus tard il est toujours là.

L’écriture de l’auteur est poignante et va à l’essentiel. Alors certes on peut se perdre dans les nombreux termes d’argots, mais la force de Remarque c’est justement ce réalisme qu’il met en avant, à la fois dans les dialogues entre soldats, que dans la description de situations, batailles, crues et morbides. Le plus impressionnant c’est de voir le décalage de ces soldats, qui ne connaissent que la guerre depuis quelques années, avec le monde « normal » : pendant les permissions, ils se sentent totalement déphasés, ne comprenant pas ce monde qui n’est plus le leur. Car leur monde à présent, c’est la guerre.

C’est justement le but de l’auteur, dénoncer la monstruosité de la guerre, pour que cela n’arrive plus jamais. Il aura malheureusement échoué …

 

Note : 4,8/5

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