Stephen King & Richard Chizmar, Gwendy et la boîte à boutons

Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road et les Marches des suicidés. Comme tous les jours de cet été 1974, la jeune Gwendy Peterson a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides qui font en zigzag l’ascension du flanc de la falaise. Lorsqu’elle arrive au sommet, un inconnu affublé d’un petit chapeau noir l’interpelle puis lui offre un drôle de cadeau : une boîte munie de deux manettes et sur laquelle sont disposés huit boutons de différentes couleurs.

La vie de Gwendy va changer. Mais le veut-elle vraiment ? Et, surtout, sera-t-elle prête, le moment venu, à en payer le prix ? Tout cadeau n’a-t-il pas sa contrepartie ? 

 

Merci au Livre de Poche et à Netgalley de m’avoir offert la possibilité de lire ce livre.

Stephen King s’adjoint la plume de Richard Chizmar pour écrire ce court roman. On s’éloigne de l’horrifique habituel de l’auteur pour plus se tourner vers du fantastique, et du mystère.

On y suit Gwendy, à qui un inconnu offre, peu avant ses treize ans, une étrange boîte à boutons. Cette boîte délivre un chocolat par jour, qui a la capacité de combler les fringales, et une pièce ancienne de monnaie de temps en temps. À cela, on y trouve huit boutons. Mais à quoi servent-ils ? Gwendy va voir la boîte prendre de plus en plus d’importance dans sa vie au fil des années, mais à quel prix ?

C’est ici un court roman qui nous est offert, mais tout de même percutant. Dès le départ on se demande ce que Gwendy va faire de la boîte, et ce à quoi servent les boutons. Surtout, cela nous emmène à nous demander ce que nous ferions, nous, à la place de Gwendy avec cette fameuse boîte et ce qu’elle entraîne.

La plume est toujours aussi efficace, fluide, on ne voit pas passer les pages. On vogue entre le conte et la nouvelle fantastique. Les auteurs évoquent aussi, au travers des années qui passent de Gwendy, les déboires que peuvent connaître les adolescents. Mais c’est également une métaphore du pouvoir que possèdent les grands dirigeants de ce monde.

« Est-ce qu’il y a un endroit que tu détruirais si tu en avais le pouvoir ? Ou une personne que tu … euh … dont tu te débarrasserais ?
Gwendy lui rendit son sourire. « Je ne sais pas, dit-elle. C’est pourquoi j’ai posé la question.
– Heureusement que ce genre de bouton n’existe pas, dit miss Chiles.
– Oh, mais ça existe ! Nixon en a un. Brejnev aussi. Et d’autres encore. »

Il y a beaucoup plus de récits que de dialogue (80 % du livre je dirais) mais ce n’est pas dérangeant. Les illustrations qui accompagnent le récit sont jolies et agréables.

En somme, un bon roman, on passe un bon moment avec Gwendy tout en se posant des questions.

Note : 4/5

 

PS : N’hésitez surtout pas à aller faire un tour sur le site https://stephenkingfrance.fr/ qui recense toutes les informations sur Stephen King, ses sorties, ses actus, les séries …

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